Connaissez-vous les différentes étapes du processus d’élaboration du Champagne ? A l’approche des fêtes de fin d’année, Ma-Cuvée vous offre une petite leçon de rattrapage :
3 cépages sont seulement autorisés :
- Le Pinot Noir apporte le corps, la puissance et la longévité au Champagne
- Le Chardonnay apporte la finesse et la fraîcheur
- Le Pinot Meunier apporte le fruité et la rondeur
Les vendanges
Elles sont entièrement réalisées à la main pour que les grappes ne s’abîment pas et que la couleur de la peau des raisins ne dégorge pas sur le jus. Les vendanges ont généralement lieu vers fin aout, début septembre, la date est fixée par le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne.
Le pressurage
Le pressurage des raisins se fait soit dans des pressoirs traditionnels, propriétés des Maisons de Champagne soit dans des coopératives.
1ère fermentation alcoolique
Les levures naturelles présentent sur la peau des raisons vont transformer le sucre en alcool et en dioxyde de carbone. Le jus de raisin ( également appelé moût) se transforme alors en vin. Cette première fermentation se réalise entre 16 et 20 degrés, généralement dans des cuves en inox thermo régulées qui permet un contrôle très précis des températures.
Fermentation malolactique
Cette fermentation n’est pas obligatoire. Au cours de cette dernière, l’acide malique se transforme en acide lactique pour faire baisser l’acidité du vin. Les arômes grillés, de torréfaction, de miel sont alors accentués. A l’inverse, les champagnes qui n’ont pas subi la « malolactique » ont une plus grande fraîcheur aromatique avec des notes de fruits (poire, pomme, agrumes).
Assemblage
C’est l’étape fondatrice par excellence.
Le chef de cave goûte en général tous les vins clairs des différents crus (villages) et des différents cépages et procède aux meilleures associations pour perpétuer le style de la maison.
Il peut également ajouter des vins de réserve pour les cuvées non millésimées qui viendront gommer les irrégularités de l’année (par exemple des vendanges décevantes à cause de mauvaises conditions météorologiques). Un exercice compliqué voire périlleux qui fait appel à la mémoire sensorielle. A la fin de cette étape, les vins tranquilles sont mis en bouteilles.
2ème fermentation (ou prise de mousse)
La prise de mousse ou deuxième fermentation est la transformation du sucre en alcool et en gaz carbonique sous l’action des levures. Le vin devient alors effervescent. Les levures (emprisonnées dans la bouteille) meurent et forment un dépôt.
Vieillissement
Les Maisons de Champagne choisissent elles-même leur temps de maturation. La loi prévoit tout de même 15 mois minimum pour une cuvée non millésimée et 3 ans minimum pour les millésimés (produits à partir des vendanges d’une seule année).
Les Maisons de Champagne sont libres d’utiliser le cépage de leur choix) pour leur millésimé. C’est durant cette période que les arômes se développent.
Remuage
Etape indispensable pour détacher lentement le dépôt de levures mortes et le faire glisser dans le col de la bouteille. Une bouteille est remuée en moyenne 25 fois sur 6 semaines. Il se fait aujourd’hui grâce à des gyropalettes, des machines automatisées qui reproduisent exactement les mêmes mouvements sans altérer la qualité du Champagne.
Dégorgement
Le dégorgement consiste à expulser le dépôt de levures mortes de la bouteille.
Autrefois il était fait à la volée. Cette étape est délicate car il faut attendre que la bulle de gaz carbonique arrive au niveau du dépôt pour arracher le bidule (bouchon provisoire) et expulser le dépôt.
Le col des bouteilles sont aujourd’hui plongés dans une solution réfrigérante, le saumure, à -25 degrés. Le dépôt est emprisonné dans un bouchon de glace, une fois la bouteille redressée, il est expulsé par la pression.
Pour combler le petit vide, on ajoute ensuite une liqueur de dosage (ou d’expédition) qui viendra déterminer le type de Champagne :
- brut nature : 0 g de sucre par litre
- extra-brut : entre 0 et 6 g de sucre/l
- brut : moins de 15 g/l
- demi-sec : de 33 à 50 g/l
- doux : plus de 50 g/l
Habillage
Chaque bouteille est finalement habillée avec une collerette, un muselet et une étiquette sur laquelle doivent figurer certaines mentions légales (l’origine ou encore le % d’alcool par exemple).
Bonne dégustation !
Lundi 12 décembre 2011
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